septembre 25, 2026

L’inquiétude est dans la zone de santé de Mandima, en territoire de Mambasa. Neuf (9) nouveaux cas de la maladie à virus Ebola viennent d’être confirmés ce vendredi 25 septembre 2026, portant le cumul à 83 cas positifs depuis le début de cette nouvelle résurgence. Une situation qui préoccupe au plus haut point la société civile congolaise.

Dans une interview accordée à notre rédaction ce même vendredi, la Société Civile du Congo (SOCICO) antenne de Mambasa, a alerté sur un facteur qui complique la riposte : la résistance persistante d’une frange de la population.

Selon Marie Noella Anotane sa coordonnatrice, une partie de la communauté continue de nier l’existence de la maladie, refuse le transfert des malades vers les Centres de Traitement d’Ebola (CTE) et s’oppose aux enterrements dignes et sécurisés.

« Cette résistance est notre plus grand ennemi. Sans l’adhésion de la communauté, nous ne pourrons pas briser la chaîne de contamination. Nous devons convaincre nos frères et sœurs que l’Ebola est une réalité et qu’elle tue », a-t-elle déploré.

Face à cette flambée, la SOCICO/Mambasa formule deux recommandations majeures aux autorités sanitaires et aux partenaires :

  1. L’installation urgente d’un laboratoire à Mandima : Actuellement, les échantillons doivent être acheminés sur de longues distances, ce qui retarde les résultats et la prise en charge. Un labo local permettrait un diagnostic rapide.
  2. L’intensification de la sensibilisation communautaire : Impliquer davantage les leaders locaux, les chefs coutumiers, les églises et les jeunes pour faire passer le message.

La coordinatrice de la SOCICO appelle toute la population de Mandima au strict respect des mesures barrières : lavage des mains, éviter les contacts physiques, ne pas manipuler les corps et alerter rapidement en cas de symptômes.

Jospin wa Jorkim

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