Un bilan provisoire de 47 morts et 13 blessés est à déplorer suite à une attaque meurtrière survenue mardi 1er septembre 2026 à Ndwali, dans le territoire de Lubero. Une attaque attribuée à une nouvelle branche des présumés ADF, ce massacre cible des populations civiles déjà éprouvées par l’insécurité chronique dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Alors que les blessés ont été évacués vers le centre hospitalier de Vitsumbi, les corps de nombreuses victimes gisent encore sur place, faute de moyens de récupération, plongeant la région dans la terreur et l’indignation.La localité de Ndwali, située dans la partie sud du territoire de Lubero (province du Nord-Kivu), a été le théâtre d’une attaque de rare violence mardi 1er septembre 2026.
Selon des sources locales, des hommes armés qui apparteneraient à une nouvelle branche des forces démocratiques alliées (ADF) ont investi tôt la matinée le village de Kamandi tuant et inscenduant les biens de la population.Le bilan provisoire fait état de 47 personnes tuées par balles ,d’autres par armes blanches, et de 13 autres grièvement blessées.
Les blessés ont été acheminés en urgence au Centre Hospitalier de Vitsumbi, où ils reçoivent des soins intensifs. En revanche, seuls quatre corps ont pu être ramenés jusqu’à présent ; les dépouilles des 43 autres victimes sont toujours à Ndwali, exposées aux intempéries et à la putréfaction en attente d’une opération d’évacuation qui tarde à se concrétiser.
Contacté par CONNECTECONGO.NET,Monsieur Blaise Kalisha défenseur des droits humains actif dans la région a confirmé l’ampleur du drame. Il a dénoncé également avec véhémence la « violence aveugle » exercée contre des populations sans défense.
« Ce que nous avons vu est indescriptible. Des familles entières décimées, des maisons incendiées, et des scènes de panique que nos mémoires ne pourront effacer. Ces assaillants ne font aucune distinction entre les civils, les femmes, les enfants et les personnes âgées », a-t-il déclaré.
M. Kalisha pointe du doigt la circulation incontrôlée des armes légères et de petit calibre dans la zone qu’il considère comme un facteur majeur de la recrudescence des violences. Il lance un appel pressant aux autorités nationales et aux organisations humanitaires pour une intervention immédiate :
« Il est urgent de sécuriser la zone, de rapatrier les corps et de prendre en charge les blessés et les familles éplorées. Nous demandons également une enquête approfondie pour identifier et traduire en justice les commanditaires et les auteurs de ce massacre. »
Cette attaque survient dans un contexte sécuritaire déjà tendu dans le territoire de Lubero, où les groupes armés multiplient les incursions malgré les opérations militaires en cours. Les habitants pris en étau entre les forces gouvernementales et les insurgés et vivent dans une psychose permanente et le déplacement massif des populations.
À l’heure actuelle, les autorités militaires et administratives n’ont pas encore officiellement réagi, mais des sources proches du gouvernement indiquent qu’une mission d’évaluation est en cours de dépêche sur place. La société civile locale réclame d’ores et des mesures fortes pour mettre terme à ce qu’elle qualifie de « bain de sang évitable ».
Cette tragédie porte à un niveau d’alerte maximal la situation humanitaire et sécuritaire dans la région, déjà marquée par des années de conflits et de déplacements forcés.
La communauté internationale est également interpellée, alors que les appels à la protection des civils se multiplient sur fond d’impuissance apparente des dispositifs sécuritaires déployés.
Augustin KITI.