septembre 25, 2026

En tournée de reddition de comptes, l’honorable Franck Nguna Loy, député provincial élu de Djugu/CFC, a posé ses valises ce samedi 15 août 2026 au village Mandje, groupement Besir, secteur des Bahema Sud, territoire d’Irumu. Bilan : une population oubliée, sans centre de santé, sans eau potable et avec une école en ruine.

Après plusieurs heures de route, l’élu de Djugu est arrivé au cœur de Bahema Sud. Sur place, le constat est amer. Mandje vit dans un enclavement presque total et manque du minimum vital.

L’honorable Franck Nguna Loy dit avoir été marqué par la détresse des habitants.

« Ce que j’ai vu ici m’attriste. Mandje est enclavé sur presque tous les plans. La population souffre et meurt faute de soins. Nous ne pouvons pas continuer comme ça »,
a-t-il lancé devant la population.

À Mandje, pas de centre de santé, pas d’infirmier, pas de médicaments. Pour se faire soigner, les malades doivent parcourir des kilomètres jusqu’à Kasenyi.

Le député pointe du doigt la zone de santé de référence de Kasenyi et demande un appui immédiat.

« Ici, ils manquent d’hôpital. C’est ce qui crée le plus de mortalité dans cette partie de la province. La zone de santé de référence de Kasenyi doit se sentir concernée. Elle doit renforcer Mandje pour sauver la vie de la population »,
a-t-il exigé.

Direction ensuite l’EP Zambilite. L’école ne dispose que de 3 salles de classes. Pas de bancs, pas de bureau pour le directeur, pas de latrines. Les enfants étudient assis à même le sol.

« À l’EP Zambilite, il n’y a rien. Pas de bancs, pas de bureau. Seulement 3 salles vides et pas de latrines. Comment voulez-vous que nos enfants étudient dans ces conditions ? »,
s’est-il indigné.

Dernier calvaire : l’eau. Aucun forage, aucun puits. La population boit l’eau des rivières, une eau impropre à la consommation qui expose aux maladies.

« Il y a un manque criant d’eau potable. Jusqu’aujourd’hui, les gens continuent à boire l’eau qui coule, une eau sale et dangereuse pour la santé »,
a-t-il déploré.

Face à cette situation, le député formule deux pistes. D’abord interpeller le gouvernement provincial et les partenaires.

« Les autorités doivent agir rapidement. Construire un centre de santé, forer des points d’eau et réhabiliter l’école. C’est une urgence »,
a-t-il recommandé.

Ensuite, il invite les habitants à ne pas croiser les bras.

« Je demande aussi à la population d’avoir la culture des initiatives locales. Pour un problème local, il faut une solution locale. L’État doit faire sa part, mais nous devons aussi accompagner »,
a-t-il conclu.

La descente du député Franck Nguna Loy à Mandje aura servi à exposer la misère de Bahema Sud. Entre santé, éducation et eau, tout reste à faire. Ol interpelle le gouvernement provincial de l’Ituri et les partenaires humanitaires : Mandje ne peut plus attendre.

Jospin wa Jorkim

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